Une approche rigoureuse pour piloter l’impact social
Chez Impact Track, nous considérons que la mesure d’impact social doit être à la fois robuste et utile pour l’action. Une méthodologie trop complexe reste souvent théorique. À l’inverse, une approche trop simplifiée fragilise la crédibilité des résultats. Nous avons donc développé une méthodologie qui combine exigence scientifique et applicabilité opérationnelle. Depuis 2019, cette approche a été mise en œuvre dans : • plus de 700 projets, • 40+ portefeuilles de financeurs, • 15 domaines d’intervention. Notre méthodologie évolue en continu grâce : • aux retours du terrain, • aux avancées de la recherche, • aux échanges avec les financeurs et décideurs publics. Elle est déployée à travers une combinaison de : • conseil méthodologique, • formation-action, • plateforme SaaS de gestion d’impact. Notre objectif est d’aider les organisations à piloter leur impact dans la durée et à transformer la mesure d’impact en outil d’apprentissage, de décision et de transformation sociale.
Une approche de la mesure d’impact adaptée aux enjeux réels
Il n’existe pas une méthode unique de mesure d’impact social. La pertinence d’une démarche dépend toujours de plusieurs facteurs : • les objectifs de la démarche (pilotage interne, redevabilité, plaidoyer, aide à la décision), • les capacités de l’organisation (temps, compétences, budget), • le niveau d’analyse (projet, organisation, portefeuille ou politique publique). Les besoins diffèrent également selon le type d’acteur: • Une organisation intervenant directement auprès de bénéficiaires cherchera avant tout à comprendre les changements vécus par les personnes accompagnées. • Un financeur souhaitera plutôt comparer les projets soutenus et orienter ses financements. • Un acteur public cherchera à analyser des effets globaux pour éclairer les politiques publiques. Notre rôle consiste donc à trouver le bon niveau de rigueur et de faisabilité, afin que la mesure d’impact devienne un outil réellement utilisé pour piloter l’action.
L’impact social
En France, l’impact social est défini par le Conseil supérieur de l'économie sociale et solidaire (CSESS) en 2011 comme "l'ensemble des conséquences […] des activités d'une organisation tant sur ses parties prenantes […] et sur la société en général." Pour Impact Track, comme pour le CSESS, l'impact social des activités de l’économie sociale et solidaire (ESS) désigne une réponse aux besoins sociaux et est donc intentionnel, différemment de la définition de l’OCDE qui décrit l’impact comme « attendus ou inattendus »
Définir le périmètre d’évaluation
Le périmètre d’évaluation détermine les frontières de l’analyse : • quelles activités sont étudiées, • quelles parties prenantes sont prises en compte, • sur quelle période ou territoire les changements sont observés. Cette étape est essentielle pour garantir la pertinence de la démarche. Selon les principes du SROI (Social Return on Investment), il ne s’agit pas d’être exhaustif, mais de se concentrer sur les effets réellement significatifs pour les parties prenantes. Un périmètre d’évaluation pertinent doit également être : • cohérent avec les objectifs de la démarche, • proportionné aux moyens disponibles, • réaliste pour les équipes. Un périmètre clair est la condition pour produire une mesure d’impact utile, crédible et durable.
Les étapes d’une démarche de mesure d’impact
Après avoir analysé les principaux guide de mesure d’impact internationaux (EVPA, Impact Management Project, SROI, Harvard, etc), Impact Track a structuré une démarche d’évaluation en cinq grandes étapes. A cela, nous ajoutons un temps de cadrage en amont qui permet de définir le périmètre d’évaluation évoqué plus tôt. 1. Identifier les parties prenantes, les acteurs concernés par l’action (bénéficiaires, partenaires, territoires…) : Différents outils peuvent être mobilisés (cartographie des parties prenantes, analyse des besoins ou entretiens exploratoires). 2. Décrire les changements attendus : Cette étape consiste à formaliser la théorie du changement, qui explicite comment les activités contribuent à produire des changements sociaux. 3. Définir et quantifier l’impact : Il s’agit ensuite de définir les indicateurs d’impact et les méthodes d’évaluation adaptées (indicateurs sectoriels, enquêtes pré / post, méthodes comparatives ou quasi expérimentales) 4. Collecter les données : Les données peuvent provenir de différentes sources (enquêtes auprès des bénéficiaires, entretiens qualitatifs, données administratives, groupes de discussion). 5. Analyser et piloter l’impact pour produire : des tableaux de bord de pilotage, des analyses d’impact (coûts évités, SROI, évaluations multi-critères), des reportings pour les financeurs et décideurs.
Le référentiel d’évaluation : cœur de la mesure d’impact
Le référentiel d’évaluation est le cœur de toute démarche de mesure d’impact comportant: • La Théorie du changement, • les indicateurs associés, • les modalités de collecte des données. Un bon référentiel doit respecter trois principes clés : • Utilité : Il doit produire des enseignements concrets pour améliorer l’action et éclairer les décisions. • Représentativité : Il doit refléter la réalité des effets sur le terrain tout en étant aligné avec les objectifs de la démarche. • Praticabilité : Il doit être applicable par les équipes tout en garantissant la qualité des données. Chez Impact Track, nous co-construisons des référentiels sectoriels collectivement avec des acteurs.
La théorie du changement
La théorie du changement formalise la manière dont une organisation pense contribuer au changement social. Elle explicite les liens de causalité entre : • les activités (ce que l’on fait), • les résultats (changements à court terme), • les impacts (changements durables et significatifs). Chez Impact Track, la théorie du changement est utilisée comme : • un outil de clarification stratégique, • un support de dialogue entre parties prenantes, • une base méthodologique pour définir le périmètre de la démarche de mesure d’impact et pour l’interprétation des résultats.
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La mesure d’impact repose sur différents types d’indicateurs, qu’il est essentiel de distinguer. • Indicateurs de réalisation : ce qui est produit directement par l’action (ex. nombre de personnes accompagnées, nombre d’ateliers réalisés). • Indicateurs de résultat : les changements observés à court ou moyen terme (ex. part des bénéficiaires ayant accédé à un emploi, amélioration des compétences numériques). • Indicateurs d’impact : la part du changement réellement attribuable à l’intervention, toutes choses égales par ailleurs. (ex. réduction du non-recours aux droits attribuable à l’accompagnement proposé). Notre approche consiste à combiner indicateurs objectifs et subjectifs, tout en limitant leur nombre afin de privilégier des mesures réellement utiles au pilotage et à la décision.
👉 Découvrez notre guide pour construire des KPIs pertinents pour votre projetMesurer l’impact systémique
Certains enjeux sociaux ne peuvent être résolus par un acteur isolé. Ils nécessitent des transformations systémiques : évolution des pratiques, des normes, des politiques publiques. Mesurer l’impact systémique implique de : • dépasser la seule logique de projet, • analyser les interactions entre acteurs, • documenter les effets à long terme sur les écosystèmes. Quand nécessaire, nos travaux s’appuient sur les approches du changement systémique, du collective impact et de l’apprentissage collectif.
La mesure d’impact à l’échelle d’un secteur
La mesure d’impact sectorielle vise à analyser la contribution collective d’un ensemble d’acteurs à un même enjeu social (ex. inclusion numérique, bien vieillir, protection de l’enfance). Elle permet de : • réduire les coûts de la mesure d’impact pour les structures, • améliorer la robustesse méthodologique, • produire des données utiles au pilotage des politiques publiques, • objectiver la valeur sociale d’un secteur. Impact Track accompagne : • la co-construction des référentiels sectoriels, • le déploiement auprès des acteurs, • l’analyse des données agrégées, • l’animation d’une dynamique d’apprentissage collectif. Cette approche est aujourd’hui mobilisée par des fondations, des réseaux, des collectivités et des administrations publiques.
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